Publié dans Chronique

Je suis une fille de l’hiver

⛄❄ Résumé ❄⛄

Lia et Cassie sont inséparables. Elles sont des « filles de l’hiver », prisonnières de leurs chétifs corps glacés, partageant tout, et pourtant concurrentes dans une course mortelle à la maigreur. Mais le jour où Cassie meurt, Lia se retrouve hantée par les souvenirs et ravagée par la culpabilité.

⛄❄ Mon avis ❄⛄

Merci aux éditions J’ai Lu pour l’envoi de ce petit bijou 💜 même si ça me fait un peu bizarre de qualifier ce livre de « bijou » étant donné le sujet abordé…

Pourtant, c’est vrai, cette lecture m’a terriblement marquée, et même si j’ai laissé passer quelques jours avant de me lancer à écrire cet avis, histoire de m’en remettre, je me retrouve devant mon écran avec bien du mal à retranscrire tout ce que j’ai ressenti…

Laurie Halse Anderson réussit de façon remarquable à nous plonger dans la tête et les pensées de Lia, et dans son chemin toujours plus prononcé vers l’anorexie, en nous rapportant ses émotions de façon si réaliste, c’en est bouleversant.

Même si, n’ayant jamais eu dans mon entourage de personne qui en souffrait, je reconnais que c’est un sujet que je ne maîtrise pas et dont je ne peux pas juger la justesse et la part de réalité présente dans ce roman, il n’en reste pas moins un récit puissant, fort, poignant, et très touchant.

Bref, c’est un livre qui vous prend aux tripes, à la fois triste et plein d’espoir, et dont vous ne ressortirez pas indemne. Et, bien que j’aie trouvé le dénouement un tout petit peu trop rapide, je vous le conseille très fortement ! (si vous êtes dans le mood pour vous attaquer à ce genre de sujet, ça va sans dire 😉 )

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Autrice : Laurie Halse Anderson

Edition : J'ai Lu

Publication : 3 janvier 2018

Pages : 320

Prix : 8€

ISBN : 978-2-290-14605-7
Publié dans Chronique

Quand la nuit devient jour

🌛☁☀Résumé ☀☁🌜

« On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.

La dépression. Ma faiblesse.

Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.

J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. »

🌛☁☀ Mon avis ☀☁🌜

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour m’avoir fait parvenir ce livre qui m’intriguait depuis sa sortie en grand format.

Sophie Jomain, je la connais à travers tant d’autres ouvrages, à savoir Les étoiles de Noss Head, saga avec laquelle je l’ai découverte, Pamphlet contre un vampire, Felicity Atcock, Cherche jeune femme avisée et D’un commun accord, qui sont tous autant de romans et d’univers que j’ai bien plus qu’appréciés, c’est pourquoi je la considère comme une valeur sure.

Mais j’avoue que là, pour celui-là, j’étais curieuse. Parce que c’est un livre un peu différent de ceux que j’avais pu lire d’elle auparavant, parce qu’il aborde des sujets un peu délicats tels que la dépression, le mal être, l’auto destruction, l’euthanasie volontaire assistée, et aussi parce que ces sujets me touchent personnellement…

J’avais un peu peur aussi. Vis à vis du contenu, peur que les mots employés ne sonnent pas justes, mais aussi vis à vis de moi-même, peur d’y retrouver quelque chose qui me rappelait trop la réalité, peur que ce ne soit pas le bon moment pour le lire, peur que ça me fasse culpabiliser et qu’au final ça ne fasse plus de mal que de bien…

*Shame* J’aurais dû le savoir que je pouvais faire confiance à Sophie !

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’être invitée par les éditions J’ai Lu à un petit déjeuner pour célébrer leur 60ème anniversaire 🎂, et j’ai pu y croiser l’autrice et en discuter un peu avec elle. Je lui ai parlé de mes craintes, et au final, elle m’a rassurée et je me suis plongé la tête dedans. Et en plus j’ai eu droit à une dédicace en bonus héhé ! 😉 De simples mots, mais quand j’ouvre le livre et que mes yeux tombent dessus, ça me rappelle ce moment, cet échange, et ça me fait du bien. Sophie si tu passes par là, merci de m’avoir écoutée, merci pour ta douceur et ta gentillesse. ❤

Alors, on en parle de ce livre ? 😉

Comme toujours avec Sophie, j’ai passé un super moment, je n’ai pas vu le temps ni les pages défiler. Je me suis sentie très proche de Camille, de ses moments de doutes, de honte, de culpabilité, de ses questionnements, de ce sentiment de ne pas être à sa place… C’est un personnage que j’ai trouvé très crédible, presque réel, j’avais envie de la prendre dans mes bras, de la rassurer et de lui dire « Ça va aller, je comprends « . Auprès d’elle je me suis sentie un peu moins seule…

Et ça va peut-être vous sembler étrange mais j’ai beaucoup aimé le conflit avec ses parents, parce que ça met en avant cette incompréhension de la plupart des gens face à ces sujets-là, une certaine intolérance même parfois, et ça montre que justement, quand on est proche d’une personne, on ne comprend pas toujours les raisons de sa dépression/son choix d’euthanasie volontaire assistée, on cherche une explication logique, mais on ne peut pas vraiment expliquer la souffrance…

Du reste, il a raison, j’ai eu l’enfance qu’il soupçonne : idéale aux yeux des hommes. De l’amour, de la tendresse, des jeux… Mais le vide en moi s’étirait chaque jour davantage. J’étais comme étrangère à ce monde, à ce qui m’entourait, perdue quelque part, cachée dans un corps qui me semblait ne pas être le mien. Aux questions innocentes sur l’existence, sont venues se greffer de véritables réflexions. Pourquoi étais-je née ? A quoi servais-je ? Quel était le but de la vie si tout avait une fin ? Se lever, manger, travailler, dormir, cent fois, mille fois, dix mille fois, et mourir un jour. A quoi bon ? Il m’arrivait d’espérer que la Terre disparaisse. Qu’il n’y ait plus rien. Parce que je n’étais rien. Je détestais vivre.

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est que Sophie aborde ces thèmes-là en ayant pris le temps de recueillir divers témoignages et essayé de comprendre cet état d’esprit, cette maladie invisible, et SURTOUT qu’elle ait réussi à retranscrire tout ça sans porter de jugement !

Parce qu’ils ne sont jamais loin, ceux qui nous font la morale et prétendent que c’est un manque de volonté, que « quand on veut, on peut « … Grrr que cette phrase m’énerve ! 😡 Ça sert à quoi de dire ça, à part faire encore plus culpabiliser les gens ?! Croyez-moi, les personnes dans cette situation sont déjà bien assez critiques envers elles-mêmes, pas besoin d’en rajouter une louche. Je croirais en entendre certains, selon lesquels vu que j’ai trente ans, je ne devrais plus pleurer… Donc, chers gens que je ne nommerais pas, pardonnez-moi d’être triste parce que je suis handicapée, parce que je ne peux plus courir, ni faire de vélo ou autres sports de ce genre, ni mettre de jolies chaussures à talons, ni même avoir d’enfant, pardonnez-moi d’être blasée lorsque quand j’ose (et je n’ose pas souvent) demander aux gens de passer devant eux, parce que j’ai mal et que je suis prioritaire, on me dévisage, et on me regarde de haut en bas, l’air de dire « mais t’es jeune et t’es debout  » (handicap ne veut pas dire fauteuil roulant, merci), pardonnez-moi d’être amère de m’être faite virée de mon travail à cause de ça, et de ne plus pouvoir exercer à un poste de ce genre, pardonnez-moi d’être découragée de me dire que les études que j’ai faites ne me serviront au final à rien, et de me dire que ce que j’ai fait jusqu’à maintenant a été inutile puisqu’il faut que je reparte de zéro, pardonnez-moi d’en avoir marre de devoir rester à la maison depuis trois ans, d’avoir chaque jour un peu plus l’impression de tourner dans un bocal, et de me sentir de plus en plus inutile. Aaah, si seulement j’avais un peu de volonté… 😠 OUI, je SAIS qu’il y a pire que moi, mais merde à la fin, c’est pas parce qu’il y a pire que je n’ai plus le droit de ressentir ! Sinon, le prochain qui me dis « J’ai faim « , je lui sors une photo de gosse qui crève la dalle et je lui fais bouffer par les narines, vous allez voir s’il y a pire ! Et c’est quoi ces conneries sur l’âge ? Je savais pas qu’à un moment donné on devenait des robots… 🤖 Enfin bref, je m’enflamme, je sais, mais tout ça pour dire, éviter de juger trop facilement quand vous ne savez pas le mal que ça peut faire…

Pour en revenir au livre, parce que c’est ça qui nous intéresse, je conclurais juste en disant que Sophie Jomain a su me toucher au plus profond de mon coeur. Cette autrice a une plume qui vous emporte, peu importe le genre ou le thème sur lequel elle écrit, elle sait toujours trouver les mots justes.

A lire si ce n’est pas déjà fait.

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Autrice : Sophie Jomain

Edition : J'ai Lu

Publication : 10 janvier 2018

Pages : 224

Prix : 6,70€

ISBN : 978-2-290-14680-4
Publié dans Challenges, Chronique

Noir dehors

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Ce que j’en pense…

Je remercie d’abord les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

En effet, c’est le premier que je lis de cette auteure donc j’y allais en totale découverte. 😉

J’ai beaucoup aimé le fait que Valérie Tong Cuong fasse se rencontrer des personnages qui ne se seraient pas rencontrés dans un autre contexte, qui viennent de milieux différents, qui en ont bien bavé chacun à leur façon. Je me suis d’ailleurs beaucoup attachée à ces personnages, qui ont réussi à me toucher par certains de leurs aspects, même si j’ai été un peu dérangée quand même par l’attitude de Naomi, que j’ai trouvée peu crédible au vu de son passé… J’ai particulièrement aimé le fait qu’ils soient plus complexes que ce qu’on pourrait croire de prime abord, et le message qui s’en dégage, à savoir ne pas juger les gens sur leur apparence ou leur métier, qu’il y a toujours quelque chose derrière la surface, et que les gens ont pleins de facettes différentes, il ne faut pas s’arrêter sur une seule.

Quoiqu’il en soit, c’est un roman certes très court, mais fort en ressenti, puisque cette panne de courant va engendrer des situations qui vont faire un peu cogiter nos personnages et les faire remettre leur vie en question.

Seul petit hic, on n’apprend jamais pourquoi Simon est persuadé que Naomi est quelqu’un d’autre tout au long de l’histoire, et j’aurais bien aimé en savoir un peu plus sur ce point…

En bref, une lecture plutôt bonne, agréable, super bien écrite, mais dont l’histoire ne restera pas dans ma mémoire. A lire si vous êtes fan de contemporain, de Valérie Tong Cuong, ou si vous voulez faire une jolie découverte. 🙂 

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Publié dans Chronique, Coup de coeur, Salons/Rencontres

Quand on n’a que l’humour…

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Ce que j’en pense…

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon, pour l’envoi de ce livre et la confiance qu’ils ont placé en moi, ainsi qu’Amélie Antoine, l’autrice, que j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer lors du dernier salon Saint-Maur en Poche, et qui est une personne très agréable et souriante, avec laquelle c’est un plaisir de discuter, et je ne suis d’ailleurs pas repartie les mains vides puisque je lui ai pris son roman précédent, Fidèle au poste, qui était sorti en poche, et que je compte bien me lire dans pas trop longtemps.

Alors, je vous le dis direct : gros COUP DE CŒUR pour ce bouquin ! ❤

J’ai adoré cette écriture fluide, belle, travaillée, et ces petits jeux dans le texte, par exemple le fait que tout nouveau chapitre commence par la dernière phrase du chapitre précédent, ou bien les lettres majuscules dans le titre des chapitres, qui mises bout à bout forment une phrase, répétée de nombreuses fois dans le livre, cette espèce de chasse au trésor dans la partie 2… quelques petits trucs qui ont donné un côté un peu interactif à ce livre, et qui rendent le lecteur un peu plus « acteur » dans le récit et plus proche des personnages aussi. 😀

Personnages qui sont par ailleurs très réalistes, et de ce fait très attachants, et qui dégagent énormément d’émotions. J’ai adoré suivre ces relations père-fils, d’abord entre Edouard et Lucien, puis entre Arthur et Edouard.

Et puis, il y a les différents thèmes abordés, les relations père-fils comme je viens de le dire, mais aussi cette idée, souvent fausse, qu’on se fait de la célébrité, le revers de la médaille, l’argent qui va avec mais qui ne fait pas forcément le bonheur… Ce sont des sujets qui m’ont parlé, une histoire qui a su me toucher et qui m’a marquée, vraiment un très beau livre sur lequel vous pouvez vous jeter les yeux fermés, ou inclure à votre liste de Noël (puisqu’on commence à être dans la période 😛 ).

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Publié dans Chronique, Coup de coeur

Une Seconde Chance

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Ce que j’en pense…

Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de découvrir ce roman de leur collection Feel Good.

Alors déjà, l’aspect visuel de ce bouquin, j’adore ! coloré et punchy, et rien qu’en le regardant, je trouve qu’on sent déjà le côté feel good. En plus il y a des petits rabats au niveau de la couverture, et j’avoue que c’est quelque chose qui me plait assez.

Alors voilà, je me retrouve avec ce petit bonbon entre les pattes, dont le résumé m’intrigue, mais en même temps j’ai un peu peur que ce soit du déjà-vu, bon allez, je me lance, on verra bien…

Et c’est vrai que c’est une histoire qui m’a peu surprise, mais en fait ce n’est pas très grave car l’écriture est d’une telle qualité, et le roman tellement addictif, que je l’ai dévoré en quelques heures ! Et je ne vous dit pas dans quel état il m’a laissée !

J’en suis ressortie complètement chamboulée, avec les larmes qui me montaient aux yeux et ce nœud dans le bide… Oui, même si le pitch est un peu réchauffé, il y a une telle émotion qui se dégage de ce livre que ça en fait un récit unique.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal, Rachel, qui est crédible et pas gnan-gnan-guimauve (et ÇA c’est archi cool !), et toute sa petite bande d’amis, mais je suis quand même un peu déçue que certains de ces amis justement, ne soient pas plus présents et plus développés parce que c’est vrai qu’à part leurs noms, on ne sait pas grand chose sur eux. Même si je reconnais que ça n’aurait pas forcément été utile à l’histoire, en fait. 😛 

Bref, une histoire tendre, magnifique et émouvante, qui parle d’amour et d’amitié, et qui donne à l’héroïne une chance de pouvoir tout recommencer. Un livre que je vous conseille de tout coeur ! ❤

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Publié dans Chronique

Et tu vis encore

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Ce que j’en pense…

Une couverture magnifique, un résumé des plus alléchants… qui ne tient malheureusement pas ses promesses !

En effet, si j’ai été hyper intriguée par ces plans A, B, et C, et ce qui les reliait aux personnages, je n’y ait pas retrouvé l’atmosphère angoissante, les meurtres, le suspense, encore moins les ruses et le côté thriller…

Pourtant, ce n’est pas que ce roman soit mauvais, il y a de bonnes idées, une réflexion sur les choix qu’on peut faire… Mais ce n’est juste pas du tout ce à quoi je m’attendais (quelque chose de beaucoup plus noir et plus sanglant…). A vrai dire, ce livre m’a plus fait penser à un contemporain avec un soupçon de huis-clos qu’à un thriller, mais bon, je ne suis pas là pour faire entrer tel ou tel livre dans des cases, ni poser des étiquettes, alors je vais vous expliquer un peu ce qui m’a déplu.

A mon sens, l’histoire est bonne, mais pas assez approfondie, tout va trop vite, et on a à peine le temps de faire connaissance avec les personnages ou de s’interroger sur ce fameux choix, que Pouf ! c’est déjà terminé. 

Et c’est vraiment dommage, parce que, comme dit plus haut, il y a un vrai potentiel, ça aurait pu donner quelque chose de terriblement addictif ! Le personnage de Vincent, par exemple, dégage une sacrée aura de noirceur, il a limite un profil de serial killer, et ça aurait pu être tellement magistral si un peu plus approfondi !

Ce que je trouve intéressant dans les thrillers/polars, c’est justement ce côté noir de l’être humain, ce côté qui est plus ou moins prononcé mais qu’au final on a tous en nous… ici tous les personnages sont un peu sombres et mystérieux, alors pourquoi ne pas avoir exploité cet aspect un peu plus ? XD

Voilà, il y a ça, et les références à Alice au Pays des Merveilles aussi, qui sont certes sympas, mais qui reviennent un peu trop souvent à mon goût… Au bout d’un moment c’est plus lourd qu’autre chose… 

En résumé, l’idée de base est bonne, les personnages sont intéressants, l’intrigue est crédible, c’est bien écrit, mais tout est trop rapide, je suis restée trop en surface, avec l’impression de seulement survoler le roman, et j’en suis ressortie un peu frustrée et déçue. Dommage car je trouve qu’il y a un vrai potentiel et je suis sure que si l’auteure approfondis tout ça, la prochaine fois, elle peut nous sortir un truc vraiment badass ! Affaire à suivre donc ! 😉 

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Publié dans Challenges, Chronique

Chanson douce

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Ce que j’en pense…

 J’ai lu ce livre dans le cadre du week-end à 1000 organisé par lilibouquine il y a quelques jours, parce que ça faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce Prix Goncourt 2016 dont j’ai tant entendu parler.

On entre dans le vif du sujet dès les premières pages, et on se sent happé par ce drame effroyable, on veut tout de suite savoir ce qu’il s’est passé et comment les choses ont pu en arriver là…

Et c’est là que c’est vraiment extrêmement bien construit et manié d’une main de maître par Leïla Slimani, c’est qu’en ayant déjà connaissance du dénouement on devient un peu le complice de l’auteure, on cherche, on devient plus attentif et on voit, impuissants, tous ces petits signes qui ont mené la nounou à cette fin, tandis que les parents passent totalement à côté… Donc, gros gros kiff avec la forme et le style de ce récit !

Gros kiff également pour le contenu, puisque l’auteure y fait preuve d’une véritable profondeur psychologique. En effet, en nous racontant cette relation étrange, un peu malsaine, entre le couple et la nounou, elle nous parle dans ce texte du mal-être et de la souffrance psychologique des gens, qu’on ne voit pas forcément, du fait qu’on puisse vivre aux côtés d’une personne sans vraiment la connaître, de la dépendance affective, des différences sociales, des relations patron/employé et des limites à fixer dans ce domaine…

Le seul petit point qui m’a un peu déçue au final, et qui fait que ça n’a pas été un coup de cœur pour moi, c’est de ne pas avoir eu de véritable réponse à mon « pourquoi ? », et même si je pense que c’était volontaire de la part de l’auteure, c’est quelque chose qui m’a un peu manqué. Mais sinon, un roman brillant !

En bref, c’est un livre marquant et remarquable, que je n’ai pas pu lâcher, un genre de huis-clos avec une atmosphère oppressante, qui a réussi à me mettre mal à l’aise, et qui mérite amplement son prix Goncourt ! 😉 

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Leïla Slimani à La Grande Librairie