Publié dans Challenges, Chronique

Izana : La voleuse de visages [#PLIB2018]

🌸🏯🎭 Résumé 🎭🏯🌸

Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.

Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants.Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

🌸🏯🎭 Mon avis 🎭🏯🌸

Bon les amis, il serait quand même temps que je me mette à jour sur mes chroniques hein ! 😅

Je profite donc de ma séance de kiné (même s’il râle parce que je suis sur mon téléphone 😆) pour vous parler de cette chouette lecture que j’ai effectuée dans le cadre du Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubers App, pendant le weekend marathon lecture qui a eu lieu du 16 au 19 février (étant donné qu’il faisait partie des présélectionnés et qu’il traînait dans ma PAL, c’était nickel !).

Ça a été une assez bonne lecture, que j’ai aimée de façon générale, déjà parce que l’histoire se passe dans un petit village au Japon ⛩, et que c’est un pays que j’aimerais énormément visiter (c’était prévu pour ce printemps mais entre ma perte d’emploi et les séances de kiné pour ma main playmobil, on a dû repousser…), et qu’on peut y retrouver un mélange des traditions et coutumes locales, mais aussi des vieilles légendes et croyances, pas toujours fondées mais qui ont la peau dure, et qui se trouvent être au centre de ce récit.

Une jolie surprise également parce que l’histoire est différente de l’idée que je m’en était faite en lisant le résumé, et puis je n’avais pas fait le lien tout de suite mais l’autrice est aussi celle du manga Kasane, et ce roman (qui est donc son premier) constitue en réalité un préquel aux mangas.

Par contre, si j’ai apprécié ma lecture et que j’ai passé un très bon moment, les personnages ne m’ont pas tant marquée que ça et je ne me suis pas vraiment attachée à eux, et l’histoire ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable, ce qui fait qu’à mon avis je l’aurais bien vite oubliée… 😅

Quoiqu’il en soit, j’ai quand même bien envie de tester les mangas, pour retrouver cette histoire dans sa suite et dans un format différent. 😚

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Autrice : Daruma Matsuura

Edition : Lumen

Publication : 18 mai 2017

Pages : 312

Prix : 15€

#ISBN:9782371020931

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The Curse [#PLIB2018]

🀄🗡 Résumé 🗡🀄

Fille du célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

🀄🗡 Mon avis 🗡🀄

On ne va pas y aller par quatre chemins, j’ai eu un coup de coeur pour ce roman ! 😍

J’ai attaqué ce bouquin sans trop en savoir sur le contenu, j’avais simplement vu passer pas mal d’avis tous très positifs mais sans vraiment chercher à entrer dans les détails car je voulais découvrir tout ça par moi-même. Tout ce que je pouvais vous dire c’était que la couverture était magnifique.

Je l’ai commencé le vendredi matin du marathon lecture pour le #PLIB2018 (qui s’est déroulé du 16 au 19 février dernier) puisque

1. il faisait partie des présélectionnés

2. il était dans ma PAL

3. j’avais grave envie de le lire !

et le soir même c’était plié ! 😚 Je n’ai pas pu en sortir le nez ! C’était juste impossible de le lâcher, j’avais toujours envie de savoir la suite, et à chaque fois je me disais « Allez, juste un chapitre… » ou « Après celui-là, je m’arrête. ». 😂 Je ne sais pas pourquoi je continue à utiliser cette technique, ça ne marche jamais. 😂

Je pense que la plume de l’autrice y est pour beaucoup dans ce caractère addictif, mais même sans ça, j’ai adoré l’histoire, le contexte dans lequel elle se situe, les intrigues politiques avec le fond de romance, les personnages principaux Kestrel et Arin, qui portent l’histoire il faut bien le dire, la relation entre eux deux, leur évolution, et puis rien que la façon dont le roman est construit, de façon stratégique, un peu comme pour rappeler l’habileté de Kestrel dans ce domaine, avec tellement de rebondissements et de retournements de situations que ça donne l’impression d’une partie d’échecs (enfin je trouve).

J’ai aussi aimé le fait que le livre aborde les thèmes de l’esclavage, et des différences (peuples, cultures, couleurs de peau…) qui peuvent mener à cette envie de domination, de conquête… D’ailleurs, je sais pas vous, mais j’y ai trouvé un petit peu un côté « empire romain »… mélangé avec un petit côté « roméo et juliette », vu que Kestrel et Arin appartiennent chacun à un peuple et que ces deux communautés se détestent…

Par contre, j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec les personnages secondaires, les amis de Kestrel par exemple, qu’on voit assez peu au final et que j’aurais aimé voir un peu plus développés… 

Mais bon, ça ne change rien à mon coupe de coeur, ni au fait que ce premier tome me reste en tête, même plusieurs jours après la lecture. Nan mais parce que je vous raconte pas la fin ! 😱 C’est juste tellement frustrant et j’ai tellement envie de me jeter sur le tome 2 là tout de suite ! D’ailleurs, ça ne devrait pas tarder parce que je l’ai acheté dans la foulée, et j’ai vu que le tome 3 sortait bientôt aussi en VF (le 15 mars), ce qui m’arrange pas mal parce que si la fin du tome 2 est pareille… 😆

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Auteur : Marie Rutkoski

Edition : Lumen

Publication : 16 février 2017

Pages : 456

Prix : 15€

#ISBN:9782371020887

🀄🗡 Book Trailer 🗡🀄

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Dynasties #1 : Entre les Flammes

🔥🔥🔥 Résumé 🔥🔥🔥

Il y a plus d’un siècle, des scientifiques ont créé un sérum permettant de développer des dons d’ordre surnaturel. Depuis, ces gènes se transmettent de génération en génération…

Détective privée, Nevada Baylor peut détecter les mensonges chez autrui. Alors qu’elle s’apprête à affronter le challenge le plus ardu de sa carrière, retrouver un certain Adam Pierce, elle se fait kidnapper. Son ravisseur ? Rogan, un séduisant milliardaire aux grands pouvoirs. Entre le désir de fuir et celui de s’abandonner à lui, Nevada hésite…

🔥🔥🔥 Mon avis 🔥🔥🔥

J’avoue qu’à la base je n’étais pas très tentée par ce livre, la couverture et le synopsis ne me donnaient pas vraiment envie (au passage je trouve qu’ils ne mettent pas bien en valeur le contenu et c’est dommage), il aura fallu une petite discussion avec Helle, du blog Les Tentatrices, et Onirique lors du petit déjeuner à l’occasion des 60 ans de J’ai Lu, et surtout qu’elles comparent Mad Rogan à Jericho Barrons des Chroniques de MacKayla Lane pour me convaincre en une seconde. En effet, quand on sait à quel point j’aime cette saga, c’est un argument de choc ! 😜

En plus, à la période où je l’ai lu, il faisait partie de la présélection pour le PLIB 2018, ce qui m’avait motivée à me le sortir à ce moment-là, mais les organisateurs ont dû le retirer par la suite pour la simple et bonne raison qu’il n’est plus édité en papier et qu’une réédition n’est pas prévu pour l’instant (je l’ai donc lu en ebook), ce que je trouve regrettable parce que j’ai adoré ce premier tome ! 💜

Je l’ai dévoré en un rien de temps tellement c’est addictif, j’ai vraiment aimé l’univers mis en place, avec ces puissantes maisons de mages, les histoires de pouvoir, la partie enquête/chasse à l’homme 🕵, et bien sûr la relation entre Nevada et Mad Rogan. Alors oui, je sais, c’est cousu de fil blanc, on sait tous comment ça va se terminer entre ces deux-là, puis évidemment le Rogan il est super sexy avec des muscles qui pètent de partout, et en plus il est riche et puissant hein, bah oui, forcément ! Mais que voulez-vous, c’est bien écrit, les personnages sont bien construits, toute l’histoire ne tourne pas autour d’eux deux, bref, ça marche ! 👍

Bon par contre je ne suis pas fan du prénom de l’héroïne, mais s’il n’y a que ça… 😂

Un très bon bon premier tome donc, pour moi qui n’avait jamais rien lu d’Ilona Andrews (eh non, j’ai jamais lu les Kate Daniels 😱) ! Je me suis déjà dépêchée de prendre le second tome, et je ne devrais pas tarder à me jeter dessus… 😚

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Auteurs : Ilona Andrews

Edition : J'ai Lu (Pour Elle - Crépuscule)

Publication : 26 avril 2017

Pages : 474

Prix : 7,40€

ISBN : 978-2290141359
Publié dans Challenges, Chronique

Covenant #1 [#PLIB2018]

🌸 Résumé 👹

Sur une île au large de la Caroline du Nord vivent les hematoï, des individus au sang pur et aux pouvoirs divins capables de maîtriser les quatre éléments. Ceux dont la lignée a connu un métissage sont contraints de choisir leur destin : intégrer le corps des Sentinelles du Covenant pour chasser les démons, leurs ennemis originels, ou être réduits à la servitude. De retour depuis peu au Covenant pour des raisons qui lui appartiennent, Alexandria n’a pas le choix : fille d’une hématoï et d’un simple mortel, elle se doit de réussir l’examen lui permettant de devenir Sentinelle. L’institution applique une discipline de fer, et les relations entre sang-pur et sang-mêlé sont formellement interdites, sous peine d’exclusion, ou pire. Une règle qui pourrait être simple si Aiden, un sang-pur aux yeux couleur d’orage qu’Alex convoite depuis toujours, n’avait pas été désigné comme son entraîneur personnel…

🌸 Mon avis 👹

Bon, on est entre nous hein, on ne va pas se mentir, J’ADORE les livres de Jennifer L. Armentrout ! 😍 Et si vous voulez rire un coup, dites-vous que j’ai cette série en VO qui patiente dans ma PAL depuis bien trop longtemps, et qu’il aura fallu la sortie en VF pour que je me bouge à me mettre dedans. 😅 Oui, c’est contradictoire, je sais. 😂 Enfin bref, toujours est-il que quand j’ai vu que ce premier tome faisait partie des sélectionnés pour le Prix Littéraire de l’Imaginaire de Booktubers App (ou PLIB) pour lequel je suis membre du jury, c’était juste OBLIGÉ que je me le sorte !

Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé, en particulier cet univers nimbé de mythologie grecque ! Avec malgré tout une petite préférence pour la saga Lux, mais quand même. 😚 L’écriture est toujours aussi fluide et addictive, on ne peut pas lâcher le livre avant la fin, du bon JLA quoi !

Par contre, j’ai eu un peu de mal avec Alex, le personnage principal du roman… Je ne sais pas, elle m’énervait constamment, pourtant j’aime bien les héroïnes tête brûlée, mais là des fois j’ai trouvé que ses réactions étaient à la limite de l’égoïsme et de l’inconscience, j’avais l’impression qu’elle ne réfléchissait pas et qu’elle se fichait complètement des conséquences, et elle avait beau donner des justifications à ses actes, ça ne m’a pas plus convaincue que ça… Après, je suis sure que sa grande impulsivité plaira à beaucoup, mais perso c’est juste le genre de protagoniste qui m’agace… 😅

Mis à part ça, j’ai beaucoup aimé les autres personnages, Aiden bien sûr, mais surtout Seth, qui m’intrigue vraiment et que j’ai hâte de retrouver dans la suite (la VF arrive en avril il me semble 😉).

En bref, un excellent premier tome, qui ne remplacera certes pas Lux dans mon coeur 💜, mais que j’ai tout de même adoré et que je vous conseille fortement. 👍

couv38434958Autrice : Jennifer L. Armentrout

Edition : J'ai Lu

Publication : 11 octobre 2017

Pages : 473

Prix : 13€

#ISBN:9782290078839

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Publié dans Challenges, Chronique

La nuit des cannibales

Résumé

« Le réveil, déjà… Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n’est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume.
Je regarde mon bras… qui n’est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.

Mon avis

Une très bonne lecture, en même temps c’est du Gabriel Katz hein, je devrais pas être étonnée, valeur sûre, tout ça, tout ça… 😚 Encore un livre qui prouve que cet auteur a une imagination, une plume, et un talent de folie. 😉

Comme d’hab’, je me suis laissée emporter par l’histoire, c’est original, bourré d’action et de suspense, on retrouve l’humour mordant de l’auteur, bref on passe vraiment un bon moment, et j’ai ADORÉ la mythologie mise en place autour des cannibales, c’est vrai que je me posais pas mal de questions sur ce titre, et j’ai trouvé l’idée bien pensée. 👍

Par contre, ce n’est que mon avis et ça n’engage que moi 😶, mais j’ai trouvé qu’elle n’était pas exploitée à fond… en refermant le livre, j’ai quand même un sentiment d’inachevé, parce que je me pose encore beaucoup de questions, certaines choses ne sont pas expliquées, et on n’a pas le fin mot sur la fameuse prophétie… C’est un peu dommage… à moins qu’il n’y ait une suite ? (dit-elle pleine d’espoir 😂)

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Auteur : Gabriel Katz

Edition : Pygmalion

Publication : mars 2017

Pages : 375

Prix : 19,90€

ISBN : 978-2756421193

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#PLIB2018

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Je suis une fille de l’hiver

⛄❄ Résumé ❄⛄

Lia et Cassie sont inséparables. Elles sont des « filles de l’hiver », prisonnières de leurs chétifs corps glacés, partageant tout, et pourtant concurrentes dans une course mortelle à la maigreur. Mais le jour où Cassie meurt, Lia se retrouve hantée par les souvenirs et ravagée par la culpabilité.

⛄❄ Mon avis ❄⛄

Merci aux éditions J’ai Lu pour l’envoi de ce petit bijou 💜 même si ça me fait un peu bizarre de qualifier ce livre de « bijou » étant donné le sujet abordé…

Pourtant, c’est vrai, cette lecture m’a terriblement marquée, et même si j’ai laissé passer quelques jours avant de me lancer à écrire cet avis, histoire de m’en remettre, je me retrouve devant mon écran avec bien du mal à retranscrire tout ce que j’ai ressenti…

Laurie Halse Anderson réussit de façon remarquable à nous plonger dans la tête et les pensées de Lia, et dans son chemin toujours plus prononcé vers l’anorexie, en nous rapportant ses émotions de façon si réaliste, c’en est bouleversant.

Même si, n’ayant jamais eu dans mon entourage de personne qui en souffrait, je reconnais que c’est un sujet que je ne maîtrise pas et dont je ne peux pas juger la justesse et la part de réalité présente dans ce roman, il n’en reste pas moins un récit puissant, fort, poignant, et très touchant.

Bref, c’est un livre qui vous prend aux tripes, à la fois triste et plein d’espoir, et dont vous ne ressortirez pas indemne. Et, bien que j’aie trouvé le dénouement un tout petit peu trop rapide, je vous le conseille très fortement ! (si vous êtes dans le mood pour vous attaquer à ce genre de sujet, ça va sans dire 😉 )

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Autrice : Laurie Halse Anderson

Edition : J'ai Lu

Publication : 3 janvier 2018

Pages : 320

Prix : 8€

ISBN : 978-2-290-14605-7
Publié dans Chronique

Quand la nuit devient jour

🌛☁☀Résumé ☀☁🌜

« On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.

La dépression. Ma faiblesse.

Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.

J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. »

🌛☁☀ Mon avis ☀☁🌜

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour m’avoir fait parvenir ce livre qui m’intriguait depuis sa sortie en grand format.

Sophie Jomain, je la connais à travers tant d’autres ouvrages, à savoir Les étoiles de Noss Head, saga avec laquelle je l’ai découverte, Pamphlet contre un vampire, Felicity Atcock, Cherche jeune femme avisée et D’un commun accord, qui sont tous autant de romans et d’univers que j’ai bien plus qu’appréciés, c’est pourquoi je la considère comme une valeur sure.

Mais j’avoue que là, pour celui-là, j’étais curieuse. Parce que c’est un livre un peu différent de ceux que j’avais pu lire d’elle auparavant, parce qu’il aborde des sujets un peu délicats tels que la dépression, le mal être, l’auto destruction, l’euthanasie volontaire assistée, et aussi parce que ces sujets me touchent personnellement…

J’avais un peu peur aussi. Vis à vis du contenu, peur que les mots employés ne sonnent pas justes, mais aussi vis à vis de moi-même, peur d’y retrouver quelque chose qui me rappelait trop la réalité, peur que ce ne soit pas le bon moment pour le lire, peur que ça me fasse culpabiliser et qu’au final ça ne fasse plus de mal que de bien…

*Shame* J’aurais dû le savoir que je pouvais faire confiance à Sophie !

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’être invitée par les éditions J’ai Lu à un petit déjeuner pour célébrer leur 60ème anniversaire 🎂, et j’ai pu y croiser l’autrice et en discuter un peu avec elle. Je lui ai parlé de mes craintes, et au final, elle m’a rassurée et je me suis plongé la tête dedans. Et en plus j’ai eu droit à une dédicace en bonus héhé ! 😉 De simples mots, mais quand j’ouvre le livre et que mes yeux tombent dessus, ça me rappelle ce moment, cet échange, et ça me fait du bien. Sophie si tu passes par là, merci de m’avoir écoutée, merci pour ta douceur et ta gentillesse. ❤

Alors, on en parle de ce livre ? 😉

Comme toujours avec Sophie, j’ai passé un super moment, je n’ai pas vu le temps ni les pages défiler. Je me suis sentie très proche de Camille, de ses moments de doutes, de honte, de culpabilité, de ses questionnements, de ce sentiment de ne pas être à sa place… C’est un personnage que j’ai trouvé très crédible, presque réel, j’avais envie de la prendre dans mes bras, de la rassurer et de lui dire « Ça va aller, je comprends « . Auprès d’elle je me suis sentie un peu moins seule…

Et ça va peut-être vous sembler étrange mais j’ai beaucoup aimé le conflit avec ses parents, parce que ça met en avant cette incompréhension de la plupart des gens face à ces sujets-là, une certaine intolérance même parfois, et ça montre que justement, quand on est proche d’une personne, on ne comprend pas toujours les raisons de sa dépression/son choix d’euthanasie volontaire assistée, on cherche une explication logique, mais on ne peut pas vraiment expliquer la souffrance…

Du reste, il a raison, j’ai eu l’enfance qu’il soupçonne : idéale aux yeux des hommes. De l’amour, de la tendresse, des jeux… Mais le vide en moi s’étirait chaque jour davantage. J’étais comme étrangère à ce monde, à ce qui m’entourait, perdue quelque part, cachée dans un corps qui me semblait ne pas être le mien. Aux questions innocentes sur l’existence, sont venues se greffer de véritables réflexions. Pourquoi étais-je née ? A quoi servais-je ? Quel était le but de la vie si tout avait une fin ? Se lever, manger, travailler, dormir, cent fois, mille fois, dix mille fois, et mourir un jour. A quoi bon ? Il m’arrivait d’espérer que la Terre disparaisse. Qu’il n’y ait plus rien. Parce que je n’étais rien. Je détestais vivre.

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est que Sophie aborde ces thèmes-là en ayant pris le temps de recueillir divers témoignages et essayé de comprendre cet état d’esprit, cette maladie invisible, et SURTOUT qu’elle ait réussi à retranscrire tout ça sans porter de jugement !

Parce qu’ils ne sont jamais loin, ceux qui nous font la morale et prétendent que c’est un manque de volonté, que « quand on veut, on peut « … Grrr que cette phrase m’énerve ! 😡 Ça sert à quoi de dire ça, à part faire encore plus culpabiliser les gens ?! Croyez-moi, les personnes dans cette situation sont déjà bien assez critiques envers elles-mêmes, pas besoin d’en rajouter une louche. Je croirais en entendre certains, selon lesquels vu que j’ai trente ans, je ne devrais plus pleurer… Donc, chers gens que je ne nommerais pas, pardonnez-moi d’être triste parce que je suis handicapée, parce que je ne peux plus courir, ni faire de vélo ou autres sports de ce genre, ni mettre de jolies chaussures à talons, ni même avoir d’enfant, pardonnez-moi d’être blasée lorsque quand j’ose (et je n’ose pas souvent) demander aux gens de passer devant eux, parce que j’ai mal et que je suis prioritaire, on me dévisage, et on me regarde de haut en bas, l’air de dire « mais t’es jeune et t’es debout  » (handicap ne veut pas dire fauteuil roulant, merci), pardonnez-moi d’être amère de m’être faite virée de mon travail à cause de ça, et de ne plus pouvoir exercer à un poste de ce genre, pardonnez-moi d’être découragée de me dire que les études que j’ai faites ne me serviront au final à rien, et de me dire que ce que j’ai fait jusqu’à maintenant a été inutile puisqu’il faut que je reparte de zéro, pardonnez-moi d’en avoir marre de devoir rester à la maison depuis trois ans, d’avoir chaque jour un peu plus l’impression de tourner dans un bocal, et de me sentir de plus en plus inutile. Aaah, si seulement j’avais un peu de volonté… 😠 OUI, je SAIS qu’il y a pire que moi, mais merde à la fin, c’est pas parce qu’il y a pire que je n’ai plus le droit de ressentir ! Sinon, le prochain qui me dis « J’ai faim « , je lui sors une photo de gosse qui crève la dalle et je lui fais bouffer par les narines, vous allez voir s’il y a pire ! Et c’est quoi ces conneries sur l’âge ? Je savais pas qu’à un moment donné on devenait des robots… 🤖 Enfin bref, je m’enflamme, je sais, mais tout ça pour dire, éviter de juger trop facilement quand vous ne savez pas le mal que ça peut faire…

Pour en revenir au livre, parce que c’est ça qui nous intéresse, je conclurais juste en disant que Sophie Jomain a su me toucher au plus profond de mon coeur. Cette autrice a une plume qui vous emporte, peu importe le genre ou le thème sur lequel elle écrit, elle sait toujours trouver les mots justes.

A lire si ce n’est pas déjà fait.

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Autrice : Sophie Jomain

Edition : J'ai Lu

Publication : 10 janvier 2018

Pages : 224

Prix : 6,70€

ISBN : 978-2-290-14680-4