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La fille d’avant

Résumé (Time 0_00_00;00)Ce que j’en pense…

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Mazarine et la plateforme NetGalley pour m’avoir permis de découvrir ce livre qui, en grande accro de thrillers psychologiques que je suis, et avec un résumé pareil, ne pouvait que me faire baver !

Nous allons suivre ici deux personnages, deux voix, deux femmes, Emma et Jane, qui vont, de façon alternée entre passé et présent, nous raconter leur histoire depuis leur emménagement dans One Folgate Street, une maison ultra-moderne et connectée, dessinée par un architecte un peu maniaque adepte du minimalisme…

Toutes les deux ont du mal à se remettre d’un drame, toutes les deux sont fragilisées, et pensent prendre un nouveau départ dans cette maison, jusqu’à ce que Jane découvre qu’Emma y est décédée 3 ans plus tôt… Suicide ? Meurtre ? Chaque personnage rencontré à sa propre théorie, mais laquelle est la bonne ? Ne comptez pas sur moi pour vous le révéler, sachez seulement que l’auteur m’a baladée tout du long comme une novice ! XD

J’ai beaucoup aimé Emma et Jane, qui sont à la fois différentes, mais aussi très similaires, de par leur physique, de par leur caractère, mais aussi de par leur parcours. A tel point que c’en est parfois un peu répétitif au début, puisque Jane marche sur les traces d’Emma, avec parfois des dialogues répétés mots pour mots… Bon, je sais, ça fait partie du jeu, et une fois qu’on a terminé le livre, on se rend compte que c’est nécessaire et que c’est bien foutu, mais n’empêche que sur le coup, ça m’a donné cette sensation de lourdeur, de tourner en rond, et du coup, c’est vrai, je l’avoue, au début je ne trouvais pas le récit des masses passionnant quoi !

Heureusement, le suspense s’installe peu à peu, le mystère ne cesse de s’épaissir, rendant la lecture terriblement addictive, et à partir de là, j’étais devenue totalement accro ! En plus de ça, l’angoisse monte crescendo, et j’étais tellement immergée dans l’histoire qu’en refermant le livre, j’ai eu l’impression de sortir d’une séance de sport intensive tant mon cœur battait fort ! XD

J’ai vu que ce livre était comparé à Gone Girl de Gillian Flynn et à La Fille du Train de Paula Hawkins, en un sens je suis plutôt d’accord, c’est un très bon thriller psychologique qui tourne autour de la mort mystérieuse d’une femme, avec des narrations alternée exclusivement féminines, c’est dans la même veine, et tout aussi addictif, et je pourrais même y rajouter Avant d’aller dormir, de SJ Watson.

Un dernier mot pour la couverture superbement réalisée, qui rend bien compte de la construction minimaliste du One Folgate Street et qui correspond 100% à l’ambiance du livre, c’est simple, épuré, et ça marche, on se laisse attirer comme des mouches autour d’un pot de miel par cet ouvrage, tout comme Emma et Jane ont été attirées par la maison. A noter également que ce livre fera l’objet d’une adaptation, avec pour réalisateur Ron Howard (la série des Da Vinci Code, Au Coeur de l’Océan…).

En résumé, j’ai frôlé le coup de cœur avec ce livre ! Frôlé, à cause du côté un peu répétitif du début m’a quand même un peu gênée, mais à part ça je n’ai vraiment rien à lui reprocher, j’ai vraiment été plongée dans cette atmosphère, cette angoisse, ce suspense, c’est un bouquin que j’ai adoré dévorer et que je vous recommande grandement, d’autant plus si vous avez aimé une des oeuvres citées plus haut. Sortie le 8 mars prochain !! Une excellente lecture ! Monsieur JP Delaney, à quand le prochain ?? ❤ 

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Le Book Trailer

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Marion, 13 ans pour toujours

Résumé (Time 0_00_00;00).pngCe que j’en pense…

J’ai eu l’envie de lire ce livre car le dernier que j’ai lu, Après la nuit, de Chevy Stevens, parle beaucoup de harcèlement, non seulement scolaire, mais aussi de façon générale. Ayant moi-même été victime de harcèlement scolaire étant plus jeune, ça m’a beaucoup parlé et touché, et la façon dont il était écrit, comme une sorte de témoignage fictif, m’a fait me rappeler que celui-ci, Marion, 13 ans pour toujours, était dans ma pile à lire, et que jusqu’à présent, je n’avais jamais osé me lancer dedans.

Je savais très bien d’emblée que c’était un livre qui allait me faire pleurer, déjà à cause du sort tragique de cette jeune fille, mais aussi parce qu’il allait faire remonter pleins de choses pas très agréables à la surface, et que j’allais me retrouver dans cette histoire et à travers Marion.

Et au final, oui, pour pleurer, ça, j’ai pleuré ! Pour les raisons citées précédemment, et quelque chose que je n’avais pas anticipé, c’est que cette lecture m’a fait un bien fou. Mais vraiment. Je ne sais pas comment l’expliquer mais par le combat que Nora Fraisse mène contre le harcèlement scolaire et ce qu’elle raconte dans ce livre, je me suis sentie soutenue, écoutée, et c’est quand même dingue, parce que concrètement, je ne lui ai jamais parlé de ma vie à cette dame !

Ça fait du bien d’entendre une voix qui nous entend, qui nous croie, et nous considère vraiment comme victimes, pas comme des menteurs, des gens qui veulent se faire remarquer, des provocateurs, ou des gens qui l’ont bien cherché, une voix prête à défendre et protéger les collégiens/lycéens de demain, pour ne pas que ce genre de choses se reproduise.

C’est difficile de traiter un livre tel que celui-là, parce que c’est un livre écrit avant tout avec le cœur, et même s’il n’y a pas vraiment de chronologie et beaucoup de répétitions, et que je l’ai trouvé un peu vindicatif, ça n’en reste pas moins un témoignage fort, bouleversant, révoltant, et qui montre bien la réalité des choses. Certaines personnes ne comprennent pas que les mots sont aussi des armes puissantes, que les insultes, même « pour rire », font mal, et que même si on n’en meurt pas toujours, on en garde quand même des cicatrices.

Un beau témoignage et un bel hommage d’une maman très forte et courageuse, qui brise la loi du silence. A lire !

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Un Mot sur le Film

Une très fidèle adaptation qui met en garde et fait réfléchir sur le harcèlement scolaire. Je salue le jeu des acteurs, j’ai liquidé ma boîte de mouchoirs ! 😛

Le Trailer de l’Adaptation

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La Fille du Train

Résumé (Time 0_00_00;00).pngCe que j’en pense…

Après tous les excellents retours que j’ai entendu sur ce livre, je me suis finalement penchée dessus, et je peux d’ores et déjà vous dire que je n’ai pas été déçue !

Dans ce roman, on va suivre 3 portraits de femmes, 3 femmes qui sont liées sans le savoir, Rachel, Megan et Anna, qui vont nous narrer chacune leur tour leur quotidien, chacune apportant petit à petit des pièces au puzzle que constitue cette histoire, et qui vont nous permettre de remettre les fragments en place et de comprendre ce qu’il se passe au fur et à mesure.

C’est un livre que j’ai vraiment adoré (et je pèse mes mots ! ), que je qualifierais de polar psychologique, qui m’a retourné le cerveau, de par son histoire haletante, captivante, que j’ai aimé découvrir et reconstruire petit à petit, cette ambiance un peu sombre, lourde, où la paranoïa finit par s’installer, cette écriture fluide, intelligente, addictive, ses personnages aussi, qui pourtant ne sont pas si attachants puisque l’auteure s’amuse à faire ressortir leurs défauts plutôt que leurs qualités…

Mais il y a ce truc, on veut savoir, on a BESOIN de savoir. Un peu comme Rachel d’ailleurs, et je pense qu’on peut un peu s’identifier à elle sur certains points, c’est vraiment un personnage complexe, qui est définie par ses défauts, ses addictions, sa vie monotone, mais qui au final se révèle être un personnage fort. Et puis, on a tous un peu cette once de voyeurisme en nous (y a qu’à voir à quel point la télé-réalité fonctionne bien !). En tout cas, j’ai vraiment aimé la suivre au bord de la folie dans cette enquête mêlant mensonge, jalousie, et trahison.

Un roman que je vous recommande très fortement, qui se dévore à une vitesse fulgurante, que vous pouvez lire dans un train si vous en avez envie 😉 Et si vous avez la flemme, allez voir le film ! 

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Un mot sur le film

J’ai beaucoup aimé cette adaptation, que, une fois n’est pas coutume, j’ai trouvée plutôt bien réussie !! J’ai trouvé que ce film retranscrivait bien l’histoire écrite par Paula Hawkins au niveau du scénario, que les acteurs avaient été bien choisis : physiquement, ils représentaient bien ce que j’avais en tête en lisant le livre, et leur interprétation est excellente ! Emily Blunt fait une Rachel plus que crédible ! Foncez le voir !

Un aperçu de l’adaptation

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La Couleur pourpre

Résumé :

Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, sœurs tendrement unies, n’ont cessé de s’écrire. Mais aucune missive, jamais, n’est parvenue ni à l’une ni à l’autre.

C’est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d’un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d’Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon Dieu, qui, lui, sait tout… Pourquoi, entre elles, cette correspondance déchirante et sans fin, obstinée, presque immatérielle ?

Mon avis :

Fin janvier de cette année, j’ai été invitée  par LaFrousse à rejoindre le groupe Our Shared Shelf créé par Emma Watson sur Goodreads. En effet, au début de l’année, l’actrice, ambassadrice de l’ONU pour le droit des femmes, a créé un club de lecture féministe, au sein duquel elle nous invite à partager chaque mois la découverte d’un livre ayant pour thème le féminisme. Le but étant que ces lectures soient suivies d’échanges à large échelle, de prises de conscience et d’apports de connaissances sur certains points, de rencontres entre lecteurs…

A ce moment là, il était trop tard pour moi pour me procurer le livre et effectuer la lecture commune de janvier (My Life on the Road, Gloria Steinem), mais je me suis fait une joie de me rattraper avec ce second livre : La Couleur Pourpre, de Alice Walker.

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C’est archi bien tombé, ce roman prenait la poussière dans ma PAL, et je ne trouvais jamais la motivation de l’en sortir, du coup ça m’a un peu « forcée » à me plonger dedans.

Je dois dire qu’au début j’ai eu un peu de mal à accrocher à cette histoire, et pourtant ce ne sont ni le côté épistolaire, ni la syntaxe (Celie écrit comme elle parle…) qui m’ont rebutée, bien au contraire, j’ai trouvé qu’ils donnaient un côté plus réel et plus profond au récit.

C’est plutôt le fait que Celie, qui écrit ses lettres au bon dieu, nous raconte une histoire qui me choquait par son côté malsain, et c’était de pire en pire au fur et à mesure que je tournais les pages.

Non pas que je sois prude, mais c’est assez difficile à lire, d’autant plus quand on a une imagination fertile et qu’on se représente assez facilement ce qu’on est en train de lire. Car il faut dire que l’histoire débute lorsque Celie n’a que 14 ans, elle est enceinte de son père (qui la viole) pour la deuxième fois, et mariée peu après à un homme brutal qui la séparera de sa sœur bien aimée.

J’ai commencé à aimer ma lecture à l’arrivée du personnage de Shug, chanteuse et idole de Celie, qui deviendra son amie par la suite, et également ancienne maîtresse de son mari. Shug est très indépendante, libre, elle fait ce qu’elle veut et personne ne se risque à l’en empêcher. C’est grâce à elle et à son amitié que Celie va commencer à changer, à prendre confiance en elle, à se découvrir, pour finir par s’affirmer et s’émanciper.

C’est un personnage qui m’a beaucoup plu, car en comparaison à Celie qui se laisse tout le temps faire, qui ne bronche pas, qui se laisse écraser et battre, Shug a du répondant et du mordant. Même si peu de personnes se montrent accueillantes ou même bienveillantes envers elle, car elle a la réputation de mener une vie de débauche, Shug s’en fiche, elle s’assume, elle est qui elle est, point barre.

En un sens, je comprend que les mœurs et l’époque étaient différentes d’aujourd’hui, mais j’avoue que ça m’a un peu énervée de voir Celie si soumise, qu’elle dise Amen à tout et qu’elle ne se révolte pas, qu’elle se laisse faire sans même protester !

J’ai trouvé dommage, par contre, que l’auteure ait laissé les personnages féminins seuls porter cette histoire, car on peut voir à la fin du récit qu’il y a eu une évolution également dans le comportement des hommes, et que même certains hommes, comme le mari de Celie, ne choisissaient pas leurs femmes, elles leur étaient imposées par leurs parents… j’aurais aimé voir cet aspect plus exploité et plus mis en avant.

Au final, c’est un roman très humain, qui nous parle du traitement que subissaient ces femmes de couleur au début du XXème siècle (viols, coups, maltraitance sous toutes ses formes, refus à l’éducation…), dans une société où les femmes n’étaient rien, elles étaient juste bonnes à marier, à s’occuper de la maison et des enfants, et à obéir aveuglément à leur mari. Alice Walker nous parle également, de tolérance, d’amitié, d’amour, de sexualité aussi, d’espérance, et de foi en l’être humain. C’est un très beau roman, que j’ai beaucoup aimé, mais malgré son prix Pulitzer il y a un peu plus de 30 ans, il n’aura pas su me toucher et m’émouvoir autant que je l’espérais.

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Citations :

Même qu’il aime ce genre de corvées plus que moi. Moi, ça me plait mieux de travailler aux champs, ou de m’occuper des bêtes. Même couper le bois. Mais lui il aime ça, faire la cuisine, le ménage, et aussi le bricolage.

Et quand je lui ai dit que les Olinkas ne croyaient pas à la nécessité de l’instruction pour les filles, elle m’a répondu aussitôt :

– Ils sont comme les Blancs de chez nous, qui ne veulent pas entendre parler d’éducation pour les Noirs.

Le Meeting :

Le meeting s’est déroulé dimanche dernier (le 06 mars) à l’Institut Finlandais. C’était ma toute première rencontre avec ce club et j’avoue que j’avais un peu peur d’arriver dans un groupe déjà formé et de ne pas réussir à m’intégrer. J’ai été heureuse de constater que ce n’était pas le cas, mon amie Laurence et moi-même avons été accueillies à bras ouverts, et pour ma part j’ai beaucoup aimé cet échange, ces discussions très sérieuses (surtout celle sur Pocahontas !), c’était vraiment super agréable et je n’ai pas vu le temps passer. Merci à LaFrousse et son copain, Razmot, Justine, Sophie Marie, et ma Lilouchou pour ce super moment. Vivement le mois prochain ! ;D

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Un mot sur l’adaptation :

Quelques jours après avoir terminé le roman, j’ai voulu regarder l’adaptation de Steven Spielberg, dont on m’avait dit énormément de bien. Je l’ai trouvée très bien réalisée, bien fidèle au livre dans son ensemble, et le jeu excellent des acteurs (Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Oprah Winfrey, Danny Glover…) m’a en réalité beaucoup plus touchée qu’à la lecture de l’oeuvre originale. J’ai versé ma larme à la fin, j’ai été très émue. J’ai aussi beaucoup aimé les moments chantés du film, la touche musicale est toujours bien associée à l’ambiance. Néanmoins je n’ai pas compris l’intérêt de certaines scènes qui n’étaient pas dans le livre et développées ici, et qui à mon sens n’apportent pas tellement à l’histoire, alors que j’aurais aimé que le film s’étende un peu plus sur certains passages de la fin. Bref un très bon film que je vous recommande, même si le livre ne vous dit rien.

Trailer :

P.S. : Je profite de ce post qui est pile dans le sujet pour vous souhaiter une bonne journée de la femme à vous toutes mesdames/mesdemoiselles !

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Hors de moi

Résumé :

J’ai tout perdu, sauf la mémoire. Il m’a volé ma femme, mon travail et mon nom.

Je suis le seul à savoir qu’il n’est pas moi : j’en suis la preuve vivante.

Mais pour combien de temps ?

Et qui va me croire ?

Mon avis :

J’ai lu ce roman dans le cadre du French Read-a-thon : Summer Edition, marathon lecture organisé par Adrien de Rondoudou is happy et Anaïs de Fangirl Reader.

J’ai choisi ce livre pour le thème « livre qui a été ou sera adapté cinématographiquement », puisqu’il y a eu une adaptation sous le titre « Sans identité » (Unknown en VO) avec dans les rôles principaux Liam Neeson et Diane Kruger.

J’avais eu l’occasion de voir le film à la télé il y a quelques temps, et je l’avais beaucoup aimé, de par le sujet abordé, aussi quand j’ai su que c’était tiré d’un livre, j’ai voulu en savoir plus.

J’ai bien failli avoir un coup de cœur pour ce livre, qui traite d’un sujet qui m’intéresse beaucoup, à savoir l’identité !

En effet, le personnage principal, Martin Harris, se retrouve, après quelques jours de coma, dans une situation des plus étranges : venu en France avec sa femme, celle-ci dit ne pas le connaître. Pire, il semblerait qu’un autre homme ait pris sa place.

Il est persuadé d’être « lui », et tente de prouver que « l’autre » est un usurpateur, mais sans aucun papier, sans personne pour le reconnaître, c’est mission impossible. Comment prouver qui on est, quand tout le monde nie votre existence ?

Ce livre pose pas mal de questions sur l’usurpation d’identité, surtout dans ce cas précis où le protagoniste a reçu un choc à la tête et n’a plus aucun papier… Comment être sûr alors de son identité ? Comment être sûr qu’on n’est pas fou ? Comment savoir où se situe la vérité, est-ce que les autres nous mentent et dans quel but, à qui faire confiance… ?

Le sujet est très bien traité, très bien abordé et maîtrisé, l’histoire est plus qu’intéressante et bien écrite, elle nous transporte de  scènes d’action en scènes d’action, et le suspense dure jusqu’à la toute fin…

Fin qui lui a fait louper le coup de cœur de peu, car un peu trop rapide à mon goût… Elle est vraiment crédible et logique, et explique bien tout le roman, mais elle n’est développée que sur quelques pages, et ça m’a un peu donné cette impression de « tout ça pour ça ». C’est dommage, j’aurais bien aimé qu’elle soit un peu plus étoffée et plus consistante. 🙂

Mais bon, pour faire court, si l’identité est un sujet qui vous plaît, ou si vous êtes juste intrigués par le résumé alléchant de ce livre, n’hésitez pas à le découvrir, ça vaut le coup ! Un excellent bouquin, que je conseille les yeux fermés !

Didier VAN CAUWELAERT+infos

Citation :

Je ne ressens aucune gêne devant lui, aucun remords. Comme si le fait qu’on me refuse mon identité m’affranchissait de tous les scrupules, toutes les valeurs, toutes les règles que la société impose à l’individu pour l’enfermer dans son rôle. Je n’ai plus de limites, je n’ai plus de repères, je n’ai plus de sanctions. Puisqu’on ne me reconnaît plus. Puisqu’on ne veut plus me connaître.

Un mot sur l’adaptation :

Le film est un peu différent du livre, au niveau des lieux, de certains noms, de certains faits… mais l’esprit et la trame principale sont bien présents ! Une adaptation plutôt réussie, avec des acteurs qui n’ont plus à faire leurs preuves, et que j’ai pas mal appréciée ! 😀

Trailer :

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Avant d’aller dormir

Résumé :

Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.

En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit.

Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie…

Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret.

Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien… Peut-être pas.

Mon avis :

Tellement de choses m’ont plu dans ce roman que je ne sais pas par où commencer !

Une chose est sure, après l’avoir dévoré, je comprends mieux pourquoi il a reçu le Prix SNCF du Polar en 2012 !

Christine Lucas se réveille un matin, ne reconnait pas le lieu où elle se trouve ni l’homme à ses côtés, et quand elle se voit dans le miroir, c’est le choc : elle y voit une version d’elle 20 ans plus vieille que ce dont elle se souvient…

Son mari, Ben, la rassure et lui explique qu’elle est amnésique suite à un accident de la route dont elle a été victime il y a quelques années.

Mais peu de temps après que Ben parte travailler, elle reçoit un appel du Dr Nash. Il dit l’appeler tous les jours pour l’aider en cachette car Ben n’est pas d’accord, et qu’elle ne doit rien lui dire. Il lui parle aussi d’un journal qu’il lui a demandé de tenir afin d’exercer sa mémoire, et lui révèle l’endroit où elle le cache afin qu’elle puisse y retranscrire sa journée.

Peu à peu, en lisant ce qu’elle a écrit les jours précédents, elle se rend compte que quelque chose cloche et que Ben ne lui dit pas toute la vérité…

J’ai beaucoup aimé le thème abordé car l’amnésie et les découvertes de Christine installent peu à peu un climat de méfiance et de suspense, avec un caractère psychologique, ce que j’adore dans ce genre de roman.

Tout y est très bien décrit, ce qui fait qu’on se met à la place de cette femme sans passé, qui se réveille du jour au lendemain totalement différente, terrifiée, qui doit faire face aux nombreuses avancées technologiques sans forcément les comprendre… c’est plutôt difficile et on le comprend bien ! Imaginez vous réveiller dans 20 ans sans savoir ce qu’il s’est passé entre temps !

Le pire, bien sûr, étant qu’elle ne se souvient de rien, et donc, de personne !

En ce sens, ce livre nous fait donc aussi réfléchir sur la notion de confiance.

En effet, Christine est obligée de faire une confiance totale et aveugle aux gens qui l’entourent et qui lui disent qui elle est.

Or, dans le cas d’une amnésie, comment être sûr que ces personnes sont bien intentionnées et ne nous racontent pas ce qu’elle veulent ?

Et en même temps, on dit bien qu’on ne peut jamais connaître quelqu’un totalement, par conséquent, la personne en face d’un amnésique est-elle à même de lui dire qui elle est ?

Dans ces conditions, on comprend tout à fait que Christine devienne peu à peu accro à son journal, car au final c’est la seule chose qu’elle sait vraie.

Vous l’aurez compris, jadore ce genre d’histoires qui traitent de perte de mémoire, d’identité, de folie, car elles me font gamberger et me font me poser pas mal de questions, et je trouve qu’au final ce sont les plus flippantes car elles sont si faciles à mettre en place et si peu évidentes à déjouer pour le protagoniste. C’est à la portée de n’importe qui de profiter d’une personne vulnérable…

Bref, amateurs de thrillers, je vous recommande chaudement cette lecture !

SJ WATSON_Avant d'aller dormir + infos

 Citations :

Je vais me réveiller demain matin comme ce matin. En pensant que je suis toujours une enfant. Que j’ai devant moi toute une vie de possibilités, de choix.

Et ensuite, je vais découvrir, à nouveau, que je me trompe. Mes choix ont déjà été faits. La moitié de ma vie est derrière moi.

Je dois avoir manqué tant de choses, tant de films et de livres, tant d’événements. Des catastrophes, des tragédies, des guerres. Des pays tout entiers se sont peut-être démantelés tandis que j’errais, inconsciente, d’un jour à l’autre.

Un mot sur l’adaptation :

Fait rare pour moi en ce qui concerne les adaptations (eh oui, je suis de celles qui énerve les gens en radotant « c’était pas comme ça dans le livre ! » ou encore « le livre était mieux » mdr), j’ai adoré celle-ci !

J’ai n’ai vraiment pas été déçue, que ce soit par le choix des acteurs (Nicole Kidman, Colin Firth, Mark Strong), lesquels au passage interprètent merveilleusement bien les personnages de ce roman, ou la mise en images de l’histoire en elle-même, qui est hyper bien réalisée et très fidèle, mis à part peut-être le fait que Christine dans le film ne réalise pas un journal écrit mais un journal vidéo…

Mais là encore j’ai trouvé ce changement bien avisé, car je pense qu’un journal en vidéo passe mieux dans un film qu’un journal papier qui aurait été un peu trop monotone.

En effet, là, pour que le spectateur voie son journal, elle a juste à appuyer sur Play, alors que si ça avait été sur papier, on aurait dû l’écouter le lire, et je pense que le ressenti aurait été différent. Donc voilà, un petit changement qui n’en rend le film que meilleur.

Si vous avez vu ou allez lire ce livre, n’hésitez pas à vous pencher aussi sur sa version cinématographique !

Trailer :

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La voleuse de livres

Résumé :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret…

Celui qui l’a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres…

Mon avis :

J’avais envie de découvrir cet ouvrage depuis sa sortie en grand format, parce que la seconde guerre mondiale, c’est un sujet qui m’a toujours interpellée et intéressée, même si bien souvent j’en sors en larmes… Et pourtant, ça n’a rien de vraiment personnel, puisque les seuls membres de mon entourage l’ayant vécue ne sont plus présents pour m’en parler, cependant c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup touchée. et que j’aime découvrir, malgré l’horreur de certains événements. C’est quelque chose qui me remue à l’intérieur, et je me dis que ce n’est pas si vieux que ça, et pourtant, la majorité des jeunes de ma génération ont déjà oublié… Enfin bref, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie, mais je voulais juste vous exposer les raisons qui ont très probablement contribué à ce que ce livre soit pour moi un coup de cœur. Car oui, ça en a été un, et même un sacré !

On suit donc ici l’histoire d’une fillette, une survivante, durant la seconde guerre mondiale en Allemagne, Liesel Meminger, surnommée par la Mort, qui est ici la narratrice, « la Voleuse de Livres ».

Liesel, recueillie par les Hubermann, ne comprend pas cette guerre, ne comprend pas pourquoi sa mère l’a abandonnée chez des étrangers.

Elle n’a qu’une dizaine d’années, ce n’est qu’une enfant, et ça m’a pas mal plu de voir cet événement majeur de l’Histoire à travers son regard, de découvrir sa vie, sa famille d’accueil, ses amis…

J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour le personnage de Hans Hubermann, la figure paternelle, doux, aimant, un véritable papa ours, qui essaye de créer de la joie et du bonheur dans un décor de misère, et qui distribue tout ça autour de lui, un homme qui se plie aux règles pour protéger sa famille, mais qui ne se laisse pas écraser non plus, un homme de valeur, qui a des tripes comme aujourd’hui beaucoup n’en ont plus, qui essaye de faire ce qu’il croit juste et bon, malgré les risques que cela comporte. C’est un homme qui a du cran, qui a du cœur, qui donne en n’attendant rien en retour, c’est une très belle personne que je n’ai pu qu’admirer.

C’est lui qui apprend à lire à Liesel, la nuit, en secret, alors que dehors ils brûlent des tonnes d’ouvrages (car tout le monde le sait, les livres mènent à la connaissance et le savoir est une arme :P), et il est je pense le déclencheur de cette fascination et cette passion qu’elle a pour les livres.

Pour ce qui est du personnage de Rudy Teiner, le meilleur ami de Liesel qui habite la maison voisine, je l’ai trouvé sympathique, mais au final, je ne me suis pas tant attachée que ça à lui, et j’ai trouvé ça un peu dommage car il est pas mal présent tout au long du récit, mais je ne sais pas, il m’a manqué un petit quelque chose avec lui…

Et puis il y a Max, le fils d’un ancien ami de Hans, qui est juif, et que ce dernier cache chez lui. Il est beaucoup plus vieux que Liesel, et pourtant une véritable complicité s’installe entre ces deux-là. J’ai énormément aimé voir se développer leur relation au fur et à mesure que Liesel grandit, et le besoin qu’ils se créent l’un pour l’autre. Elle a ce lien particulier avec les mots, pour raconter des histoires, imaginer, rêver… et elle s’en sert pour lui « raconter » le monde extérieur, le temps qu’il fait, à lui qui ne voit que les quatre murs de la cave. Il y a un accent très fort sur le pouvoir des mots, le pouvoir de l’imagination, et j’ai adoré ça !

J’ai également adoré la façon très originale dont est construite le livre, où chaque partie correspond au titre d’un livre volé dans ladite partie, livre qui va lui-même apporter quelque chose, avoir une influence sur la vie de Liesel. Tout est savamment orchestré, tout est pensé, réfléchi, tout à une importance, rien n’est laissé au hasard, et je trouve ça génial.

Et le fait que ce soit la Mort qui narre l’histoire, et qu’elle voue cette attention à Liesel, rajoute à ça une touche d’originalité qui fait sortir ce livre du lot.

Bon, comme prévu, je n’ai pas résisté, la fin m’a arrachée des larmes ! C’est un livre qui  nous fait passer par tout un panel d’émotions, on ressent énormément de choses, c’est une histoire qui accroche, qui marque et qui reste après la lecture.

C’est, à mon sens, ce qui en fait un livre excellent : on ne s’en détache pas comme ça !

Et puis, il y a le côté historique, culturel, qui est très intéressant également, et très bien exploité je trouve, car il n’est ni trop présent, ni pas assez, mais juste ce qu’il faut.

A travers ces pages, on prend vraiment conscience que la guerre, ce n’est pas juste un camp de méchants contre un camp de gentils, c’est en réalité beaucoup plus complexe que ça… On voit bien que tous les Allemands ne soutenaient pas Hitler, mais étaient engagés dans un régime de peur et/ou d’ignorance face à ce qu’il se passait. Beaucoup refusaient de voir la réalité, faisaient semblant, pas forcément par peur directe pour eux-mêmes, mais tout simplement pour leur famille et leurs proches. Dans le livre, on voit bien se dessiner deux catégories : ceux qui suivaient Hitler car ils croyaient en ses idées, et ceux qui suivaient par crainte, par soumission. On a l’exemple, même au sein de la famille Hubermann, de Hans qui n’est pas du tout d’accord avec ces idées, et de son fils, qui est pro-Hitler, ce qui amène de nombreuses disputes entre eux.

Mais je me pose la question, peut-on vraiment blâmer ces gens ? Encore aujourd’hui, l’effet de masse existe, beaucoup de gens suivent le troupeau, l’effet de mode, ou appelez ça comme vous voulez, toujours est-il qu’il n’est pas facile de dire noir lorsque tout le monde autour de vous dit blanc ! Qui n’a jamais entendu comme argument « tout le monde le fait » ? Qui n’a jamais suivi alors qu’il n’en avait pas envie, juste parce qu’il ne voulait pas se sentir exclu ou isolé ? Le fait est qu’il faut beaucoup de courage et de force de caractère pour se démarquer, et je me dis que le jugement et la critique sont faciles, mais à leur place, qu’aurions-nous fait ?

Comme vous le voyez, c’est une histoire, mais également un peu plus. C’est un texte qui donne matière à réfléchir, et je pense que c’est aussi ce qui lui a donné tant de valeur à mes yeux. Et d’ailleurs, durant toute cette lecture, une chanson que j’affectionne particulièrement n’a pas arrêté de tourner dans ma caboche : Né en 17 à Leidenstadt, de JJ Goldman… Ça collait tout à fait avec le thème et le genre de questions que je me posais alors.

C’est, au final, un livre très humain, dans lequel on s’attache énormément aux personnages, et pour moi, vous l’aurez compris, un véritable joyau que je n’aurais de cesse de conseiller.

J’ai même obligé ma mère à le lire, alors vous n’avez pas d’excuse !

Markus ZUSAK_La voleuse de livres+infos

Citations :

Cet homme était un homme mort.

Dans cinq minutes, sans aucun doute, il tomberait dans le caniveau allemand et il mourrait sous les yeux des badauds qui ne lèveraient pas le petit doigt.

Et puis, un être humain.

Hans Hubermann.

Un mot sur l’adaptation :

J’avais une petite appréhension vis-à-vis de l’adaptation, mais je dois dire que j’ai été plus que ravie ! Le récit est bien suivi, on se croirait limite dans le livre, les acteurs sont fabuleux, ils jouent magnifiquement, et physiquement, ils ressemblent à ce qui était décrit et à ce que je m’étais représenté à la lecture. En fait, j’ai eu l’impression de voir sur écran ce que je m’étais imaginé dans ma tête, et c’était vraiment quelque chose. et comme pour le livre, à la fin, j’ai versé ma larme…

C’était une très belle adaptation pour moi ! A voir et revoir ! ❤

Trailer :